Dès vendredi midi, tout le monde commence à s’activer. Les services techniques se déploient, les municipalités qui ont mis en place des PC de crise s’organisent. Dans certaines communes, les martiniquais se débrouillent d’abord eux mêmes. Au delà des dégâts sur la végétation, il n’y a plus d’électricité, ni d’eau. Les lignes téléphoniques sont également coupées, ce qui fait que certains seront pendant de longues heures, voire plusieurs jours, sans nouvelles de leurs proches. Les radios locales font le lien. Petit à petit, au fil du week-end, les premiers services sont remis en place. Mais cela prend du temps et aujourd’hui lundi, il reste encore beaucoup de foyers dans le désarroi. Ainsi, selon un bilan donné par la préfecture, qui a pendant toute la catastrophe établi au Fort Desaix un poste de commandement, l’ouragan Dean a fait trois victimes en Martinique: à Fort de France, une femme qui a fait une chute mortelle, à Schoelcher un homme de 90 ans mort d’une crise cardiaque. Et puis au Marin, un homme d’une trentaine d’années qui s’est suicidé à la vue des dégâts sur sa maison. Aujourd’hui, en Martinique, 300 familles ont dû être hébergées. Suite partie 3